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Une route à péage pavée de mécontentementLautoroute à péage privée tant vantée de lOntario, gagnante de la médaille dor dexcellence des privatiseurs, ne parvient pas à livrer correctement la marchandise. Lautoroute 407, la route à péage électronique de lOntario, na jamais été autre chose quun fauteur de troubles électronique pour de nombreux voyageurs. Prévue pour soulager une partie de la congestion sur les routes de la province, le projet na engendré quune avalanche de plaintes. La médaille que lui a décerné le Conseil canadien des partenariats publics-privés est un mystère. Quelques-uns de ces problèmes ont récemment été signalés dans un journal de London (Ontario). Quil sagisse de voyageurs ayant été facturés plusieurs fois pour le même trajet ou de cet homme à qui on a facturé un trajet alors que sa voiture était garée devant sa porte, il semble que la technologie très élaborée de collection des péages a besoin dune petite mise au point. Tout comme le groupe de relations publiques ETR Concession. Le point commun entre toutes les plaintes est labsence totale de réaction de ETR et dEquifax, lagence de recouvrement engagée par ETR pour récupérer les sommes des conducteurs « mauvais payeurs ». Pour brouiller encore plus les cartes, si un conducteur est incapable de sentendre avec Equifax, son permis de conduire ne peut pas être renouvelé. Ce qui rend labsence de communications encore plus énervante. Comme le conducteur Paul Legge laffirmait au journal de London, « je reçois des factures avec des menaces terribles à propos de ce qui se produira au moment où jessaierai de renouveler mon permis de conduire Cela ne mamuse pas du tout de voir que ces gens-là peuvent contrôler ce quil adviendra de mon permis de conduire sans pour autant devoir répondre de leurs erreurs. » Les critiques de lopposition soulignent quen retenant le permis de conduire, le gouvernement de lOntario endosse dans les faits le rôle dagence de recouvrement pour le consortium privé. Les conducteurs ayant une facture de péage non réglée doivent débourser 30 $ de frais administratifs en sus de la facture. Selon les critiques de lopposition, seulement 1 $ de cette somme revient au gouvernement. Le reste est versé au consortium. Pour redoubler dinsultes, les frais de péage sur cette route étaient majorés en septembre. Les frais en dehors des heures daffluence ont été haussés de plus de 14 pour cent et la période de pointe était allongée dune heure, avec une hausse des frais de 25 pour cent. Le consortium qui a déboursé 1,6 milliards de dollars pour construire lautoroute comprend SNC-Lavallin, Grupo Ferrovial dEspagne et le gestionnaire de la Régie des rentes du Québec, la Caisse de dépôt et de placement du Québec. Ce 1,6 milliard dollars est soudainement tombé comme une manne dans les coffres de la province juste à temps pour lélection provinciale. En octobre dernier, le ministère des Transports de lOntario annonçait que le gouvernement entrevoyait la construction dune deuxième autoroute à péage privée dans la péninsule du Niagara. Lexpérience avec lautoroute 407 devrait pourtant linciter à y repenser à deux fois.
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